Cartes électroniques
À la suite de la lecture du blog de Francis Fustier je me suis souvenu d’un naufrage évité de justesse l’été dernier lors d’une navigation en Alaska. (lien du blog trouvé sur la page FB de l’escale Nautique https://www.facebook.com/pages/LEscale-Nautique/)
Voici la capture d’écran de deux cartes électroniques avec lesquelles je peux naviguer avec le logiciel OpenCPN sur mon ordinateur portable. La première avec un joli fond bleu est une carte vectorielle Cmap 2009 et la deuxième une carte Raster RNC de NOAA. La carte vectorielle m’indiquait les mêmes détails que la carte vectorielle Navionics de mon lecteur de carte du cockpit. Deux informations de sources différentes me donnent le même résultat… il y a environ 3/4 de mille entre les îles, avec un peu d'attention ça passe sans problème!
Bon, les données pour la profondeur brillent par leurs absences, mais nous y sommes habitués. Depuis 3 ans que nous naviguons dans le Grand Nord nous savons que les cartes ne sont pas toujours détaillées.
En regardant la deuxième carte, que je n’avais pas à ce moment-là, vous comprendrez que nous avons eu une bonne frousse en voyant apparaître les cailloux à la dernière minute.
Carte vectorielle style Cmap ou Navionics
L'information « Rocher à fleur d'eau » fut ajoutée suite à une belle frousse. C'est notre position exacte lorsque nous avons vu les cailloux.
Carte Raster (Raster Nautical Chart de NOAA)
Un bout de texte de Francis Fustier
« La cartographie vectorielle répondant parfaitement à ces petites machines : peu de puissance graphique, faible stockage, mémoire vive rudimentaire, le rêve ! On peut stocker la totalité du catalogue mondial Navionics dans moins de 5 Go de mémoire de stockage, là où 50 Go ne suffirait pas à MapMedia. Seulement voilà : désormais ces petits bijoux hyper populaires font le tour du monde à bord des bateaux de plaisance, et deviennent de véritables ECS à part entière. Et les navigateurs autour du monde découvrent que la cartographie vectorielle laisse parfois à désirer. Basées sur des données officielles, mais pas toujours à jour (voir plus haut), les retraitements et transformations par les éditeurs peuvent aussi ajouter des erreurs humaines de transcription. Certains éditeurs ne retranscrivent pas toujours les détails dont ils disposent (¹), ou bien ils les oublient comme l’île de Pâques qui a récemment disparu des cartes Navionics, et peu d’application traite l’overzoom (agrandissement excessif n’apportant pas plus de détail que l’échelle initiale) (⁷). De plus, le traitement de l’affichage des informations cartographiques selon les niveaux de zoom répond à des algorithmes arbitraires dont le résultat est parfois perturbant (disparition totale des textes chez Transas, par exemple). Tout cela fait désordre, et il en va de la sécurité maritime. Bien entendu, il faut tempérer le propos. A ma connaissance et celle des nombreux utilisateurs de l’application iNavX avec qui je suis en contact, Navionics reste encore à ce jour la cartographie vectorielle couvrant le mieux la planète, la mieux mise à jour, et la plus détaillée, même si elle n’est pas parfaite. »
Pour approfondir le sujet je vous suggère de lire son blogue
Guy Lavoie
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